Histoire de la naturopathie et ses grands principes

Histoire de la naturopathie et ses grands principes

Etymologie : deux hypothèses :

Naturopathie pourrait être  un terme fondé à partir d’un mot latin « Natura », nature, état naturel et constitutif d’une chose (Gaffiot) et d’un mot grec, « Pathos », souffrance, passion (Littré). C’est donc un terme qui évoque le fait de guérir par la nature ou dans le sens de la nature.

L’autre hypothèse est que le mot est fondé par l’anglais « Path » se traduisant par chemin. Naturopathie signifierait le chemin (vers la santé) par la nature.

La Naturopathie, une « médecine traditionnelle occidentale » (définition OMS)

On connait la Médecine Traditionnelle Chinoise, la médecine ayurvédique…, mais l’occident a également une médecine traditionnelle.

En effet, depuis que l’homme existe il s’est toujours soigné avec des plantes, l’argile, l’eau, les aliments, le jeûne… qui sont les outils de la naturopathie. Pour autant, au fur et à mesure des siècles, il a cherché à organiser son savoir.  C’est ainsi qu’est née la médecine.

On peut légitimement dater la naturopathie  au IVème siècle avant JC puisqu’elle est basée sur les grands principes d’Hippocrate (460 – 356 av. JC), médecin grec de l’île de Cos.

Qui était Hippocrate ?

Descendant d’une longue lignée de médecins enrichis par les observations médicales de plusieurs siècles, il est le réformateur de la médecine à son époque. Il s’oppose en effet à la démarche utilisée dans les asclépéions, temples dédiés aux malades, dont les tenants se  fondent sur la croyance dans les miracles.

Les principes d’Hippocrate repris en naturopathie

1.      L’humorisme : le sang, la lymphe et la bile, ainsi que l’hypothétique atrabile (bile noire) sont déjà identifiés. Pour Hippocrate l’homme est malade quand une de ces humeurs est trop abondante ou altérée.  Pour le naturopathe, de la qualité des  humeurs, ou liquides organiques (sang, lymphe et sérum) qui baignent l’ensemble de nos cellules  et leur apportent nourriture et en éliminent les déchets, dépend le bon fonctionnement de celles-ci et donc des organes.

2.      Le causalisme : la              perturbation des humeurs étant cause des désordres, ce n’est pas aux symptômes qu’il faut s’attaquer mais à la source de ces désordres. De même le naturopathe cherche, en travaillant sur les causes des troubles, à rétablir l’équilibre naturel. « Si quelqu’un désire la santé, il faut d’abord lui demander s’il est prêt à supprimer les causes de sa maladie. Alors seulement il est possible de l’avoir. »

3.      Ne pas Nuire : Comme Hippocrate, le naturopathe favorise les processus naturel de guérison, et ne cherche pas à le contrer en supprimant à toute force le symptôme qui peut être une manifestation de ce processus de guérison (la fièvre, par exemple). « La force qui est en chacun de nous est notre plus grand médecin »

4.      Une approche holistique : Hippocrate, comme le naturopathe, ne sépare pas le corps et l’esprit. La maladie est conçue comme étant le résultat d’interactions complexes entre le corps physique, mental, émotionnel et spirituel. « L’homme doit harmoniser l’esprit et le corps. »

5.      L’individualisme : « Le médecin doit faire ce qu’il convient, mais encore être secondé par le malade, par ceux qui l’assistent et par les éléments extérieur qui y concourent ». C’est dire à quel point chaque situation est unique et que toute prise en charge est individuelle et nécessite après la recherche de la cause, l’implication de la personne. En ce sens le  naturopathe enseigne à la personne comment agir sur son environnement et son mode de vie afin de retrouver forces et bien-être.

De l’antiquité au XVIIème

La Naturopathie était en fait la médecine commune à tous.

 A partir du XVIIème siècle

C’est  l’apparition du rationalisme, la pensée matérialiste prédominera dans la société occidentale. Les découvertes scientifiques en physique-chimie de Descartes, Newton et plus tard Lavoisier vont profondément et durablement bouleverser les principes de la médecine. Du raisonnement cartésien le monde occidental tirera bientôt ses fondamentaux en recherchant à tout démontrer par l’analyse scientifique, et, alors que Diderot (1713-1784) lui-même mettait déjà en garde les scientifiques : - « On risque autant à croire trop qu'à croire trop peu », ceux-ci se mirent à penser que tout ce qui est démontrable existe, tout ce qui n’est pas scientifiquement démontré est supposé ne pas exister. Cette approche cartésienne de l’humain va engendrer une scission entre le matériel (le corps) et l’esprit (le psychisme).

 Au 19ème siècle

Pourtant, en Allemagne, Sebastian Kneipp rejettera la médecine conventionnelle et se soignera lui-même de la tuberculose puis s’intéressera activement à l’action thérapeutique de l’eau et à l’activité médicamenteuse de certaines plantes. "Tout ce dont nous avons besoin pour rester sains, la nature nous l’a donné en abondance. " (Sebastian Kneipp). Les 5 piliers de sa méthode – eau, plantes médicinales, mouvement, alimentation, vie harmonieuse- se soutiennent mutuellement et se complètent dans leurs effets.

Au début du 20ème siècle

Aux Etats Unis le Docteur John H. Tilden (1851-1940) dès les années 20, proposait une nouvelle médecine, sans l’usage de médicaments, à ses patients qui consistait à nettoyer le corps des poisons toxiques (la Toxémie) pour permettre à la nature de guérir.

 En  France, à la même époque, le Docteur Paul Carton posera les bases du renouveau de la médecine naturelle.

Qui était  Paul Joseph Edmond Carton (1875 - 1947) ?

Médecin Français, cet ancien interne des Hôpitaux de Paris, se fit l'initiateur d'une médecine naturelle fondée sur les principes du « père de la médecine », le médecin-philosophe de la Grèce antique Hippocrate.

1.      Le causalisme : La méthode hippocratique cartonienne se différencie de la médecine conventionnelle (dite allopathique) dans la mesure où elle définit différemment les causes des maladies. Selon Paul Carton, les causes réelles de toutes les maladies proviennent d'un système immunitaire rendu déficient par une mauvaise hygiène (alimentation, cadre de vie, activités physiques, mentales, sociales, professionnelles...). Dans cette perspective, les invasions microbiennes (notamment tuberculeuses) ne sont alors qu'une conséquence opportuniste d'un affaiblissement anormal de l'organisme. Il résumait cette approche en une formule qu'il utilisa souvent : « Le microbe n'est rien, le terrain est tout ». À cet égard, Paul Carton reprochait à la médecine de son époque, marquée par les récentes découvertes de Pasteur, de songer à traiter uniquement les symptômes des maladies plutôt que leur origine.
Paul Carton estimait aussi que la plupart des médicaments et des vaccinations prescrits en médecine classique n'ont qu'une action accessoire, bien souvent davantage néfaste que bénéfique pour l'organisme, notamment en raison de tous les effets secondaires qu'ils engendrent ; lesquels ne feraient qu'entraver des défenses immunitaires déjà éprouvées par la maladie elle-même, ce qui pourrait retarder la guérison, ou la rendre seulement apparente et temporaire.
De la même façon, il reprochait à la médecine de son époque d'être mutilante, c'est-à-dire à dire de trop souvent prescrire l'ablation d'un organe plutôt que de chercher à en résoudre les dysfonctionnements. C'est pourquoi il recommandait d'éviter les interventions chirurgicales pour les réserver, en ultime recours, à des cas d'urgence, uniquement si le mode de vie nocif a occasionné des dommages irréversibles ou trop importants pour envisager une rémission autonome.

2.      Une approche globale : Il encourageait chaque patient à s'efforcer de devenir son propre médecin en observant lui-même les effets de tout changement apporté dans son mode de vie.
Au-delà d'une simple méthode de soins naturels, la méthode de Paul Carton revendique une approche globale de la personne, incluant ses dimensions psychique.

3.      L’individualisme : Afin de pouvoir traiter efficacement, Paul Carton insistait sur la nécessité d'individualiser les soins, de les adapter, et de faire participer activement le patient à son traitement, d'autant plus que les prescriptions remettent souvent en cause la plupart des aspects du mode de vie.

 

En 1935 Pierre Valentin Marchesseau (1911 – 1994) biologiste

Fondateur de la Naturopathie contemporaine en France, au contact des grands naturopathes de l’époque, aux USA (Lutz, Mac-Fadden,Krishnamurti) et en France (Carton, Mono, Rouhet..), il réalise la synthèse des différentes disciplines de médecines naturelles, réussit à poser les conditions du maintien de la santé et de l’équilibre fonctionnel et créé la naturopathie orthodoxe (comprendre : originelle) en France.  Il propose d’utiliser les techniques naturelles au service de la restauration de la force vitale du patient, ce qui permet à son corps de rétablir naturellement la sante : c’est le principe de l’auto-guérison.

 Dès lors la Naturopathie Française se développera avec Roger Feuillé, Louis Clair, Jacques Leguern, André Passebecq, Robert Masson, Raymond Lautié, André Roux et plus tard Daniel Kieffer et d'autres…

Le statut actuel de la naturopathie

Dans cinq provinces canadiennes (la Colombie-Britannique, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et la Saskatchewan) et une douzaine d’États américains, ainsi qu’en Australie, en Israël et dans quelques autres pays, on a commencé à autoriser les naturopathes à pratiquer une médecine de première ligne. Ils sont donc habilités à poser des diagnostics, à commander des analyses et des tests (radiographies, analyses de sang ou d'urine, etc.), à prescrire des traitements, à prodiguer des soins et à diriger les patients vers des médecins spécialistes.

Au Québec et dans la plupart des pays francophones d’Europe, la naturopathie n’est pas officiellement reconnue. Des associations de naturopathes travaillent toutefois en ce sens. Pour le moment, ils ne sont pas autorisés à poser de diagnostics ni à prescrire de traitements médicaux. Ils ne peuvent qu’agir en tant que conseillers en santé.

La Naturopathie est aujourd’hui reconnue comme :

" Médecine non conventionnelle " par le Parlement Européen,

 et comme

 " Médecine complémentaire " (sous-entendu de l’allopathie, médecine conventionnelle) par l'Organisation Mondiale de la Santé.

Sources :

home.naturopathe.over-blog.com/

www.passeportsante.net

www.marchesseau.fr/

 

 

Isabelle JAMIN

Praticienne de Santé - Naturopathe
Accompagnante Psycho-Emotionnelle

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© Isabelle Jamin - Naturabelle - Naturopathe-iridologue ISUPNAT (Institut Supérieur de Naturopathie Paris) - Accompagnante Psycho-Emotionnelle et Développement Personnel (Qui je suis... / Mon parcours). Experte en nutrition, gestion de stress, hygiène de vie (vie personnelle et qualité de vie au travail), formée en micro-nutrition. Techniques de massage et relaxation.
Spécialisée dans la préparation, le suivi et la récupération sportive.
Conférencière grand public, entreprises et associations sportives. Rédactrice de contenus Internet pour des organismes professionnels de santé.
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